... en 2018 ?

Je suis « dys ». C’est ainsi qu’on désigne les personnes ayant des troubles de l’apprentissage. Quand on évoque le « dys », on pense à un enfant ayant des difficultés dans la lecture, par exemple. Pourtant, on nait « dys » et on le reste jusqu’au bout de la route.

Comme beaucoup de personnes qui ignorent la problématique du « dys », j’ai cru que j’étais guérie. Quelqu’un de ma famille d’origine me l’avait dit un jour. Je suis « dys », et c’était un sujet tabou, dont on ne devait pas parler, qui insupportait ma mère, j’ose le dire.

J’ai vécu une bonne part de ma vie avec cette conviction que j’étais guérie. Et pourtant… Je fais des erreurs orthographiques autant qu’avant – peut-être un peu moins, malgré les livres sur le sujet que je dévorais en bonne autodidacte. Oui des erreurs, j’en fais. Et des enseignants d’hier me les ont jetées en pleine figure.

Surtout qu’il y a de fortes chances pour que je sois « multi-dys » c’est-à-dire que je conjugue différentes formes de « dys ».

Comment grandit-on en étant « dys » ? On grandit comme tous les enfants sont appelés à grandir. Peter Pan n’existe que dans la réalité d’une histoire inventée par l’auteur écossais J.M. Barrie.

On grandit avec une mauvaise estime de soi. Je ne veux pas généraliser ce qui est un vécu personnel et subjectif. Bien sûr, il faut savoir tenir compte des contextes environnementaux, historiques, culturels, etc., dans lesquels évolue l’enfant, puis l’adulte.

C’est à l’âge de 45 ans que j’ai commencé à devenir libre progressivement, libre dans ma tête. Les chaînes qui m’emprisonnaient se sont brisées une à une, au fur et à mesure.

Aujourd’hui, à l’aube de mes 50 ans, je vis, je respire, je médite, je ris, je joue, bref, je suis vivante ! Mes racines sont ancrées dans des fondations que j’ai bâties moi-même, pas à pas. Cela m’a demandé un long travail sur moi.

Cependant, je fais un constat : le parcours est plus rapide à gravir quand on est accompagné et bien accompagné. Tous ne sont pas bienveillants, et certains font tout pour ralentir votre transformation.

Aujourd’hui, j’ai à cœur d’aider d’autres personnes dans leurs processus de reconstruction. Les thérapeutes aident à comprendre le pourquoi des choses. Moi, en tant que coach, je vous aiderai à comprendre le comment. Par exemple : « Avec tous les bagages que je transporte, comment faire pour aller de l’avant ? », « Comment construire un projet professionnel et/ou personnel qui fasse sens pour moi ? ».

Le public que je vise prioritairement sont des personnes adultes « dys » et/ou « surdoués », et des personnes ayant subi des violences (et ayant fait ou faisant un travail sur elles auprès d’un thérapeute).

Je vous dis à bientôt, et soyons en route vers votre transformation… pour le meilleur de vous-même !