Ce titre évoque pour moi les réseaux sociaux tels que Facebook. Une grande scène de théâtre où se mèlent vie privée et vie publique, comme dans la vie réelle.

Comme dans la vie réelle, chacun porte des masques derrière un écran (ordinateur, smartphone, tablette, ...). J'en arrive à me demander : quand est-ce qu'on est vrai ?

Les réseaux sociaux, et plus largement Internet, sont-ils plus dangereux que ce que nous vivons dans la vie réelle? Et en quoi sont-ils plus dangereux? Usurpation d'identité? La rumeur qui se propage vite? Je dirai : c'est comme dans la vie réelle!

La véritable question à se poser serait : avons-nous besoin des réseaux sociaux pour vivre? Et si oui, quand est-ce qu'on est vrai ? Et si non, qu'est-ce qu'on attend pour les supprimer de nos vies ou les remettre à leurs justes places, c'est à dire de simples outils. Outils pour vendre des prestations (même si ça me gongle de voir passer sur mon mur la pub de mes amis). Outils pour rencontrer d'autres personnes autour de thèmes spécifiques, pour accéder à plus de connaissances, de savoirs.

A partir de quel moment ça dérape?

Pour moi, ça dérape à partir du moment où des gens que vous connaissez ou pas vous demandent en "amis". Si vous les connaissez, et si vous les acceptez sur votre mur, il va falloir être sur ses gardes pour ne pas les decevoir. L'image qu'ils se font de vous risque de se casser. Quand est-ce qu'on est vrai ?

Si vous ne les connaissez pas, vous les faites entrer ou vous les laissez au bord de la route?

Si je les fais entrer, j'aurais de grosses surprises. J'en ai fait l'expérience. Si je les laisse là où ils sont, je risque de laisser passer une belle rencontre (une chance sur deux). 

Il y a la possibilité aussi, quand on a trop d'amis sur les réseaux sociaux, de faire le tri parmi ses contacts. D'en supprimer. Seulement, on n'imagine pas la violence qu'on projette, inconsciemment, sur l'autre qu'on n'estime pas suffisamment pour le garder. On n'imagine pas la violence qu'on se fait à soi-même. Avoir plus de six cents contacts, deux mille pour certains, y a-t-il un sens à ce sur-nombre ?

J'en reviens aux masques que l'on se sent obligé de porter dans la vie virtuelle et dans la vie réelle. Quand est-ce qu'on est vrai ?

Les réseaux sociaux ne sont-ils pas finalement un jeu ? Et ne risquons-nous pas de passer notre temps dessus, et laisser de côté ce qui fait que la vie peut avoir un sens ? Ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas se multiplier en plusieurs personnes pour répondre aux sollicitations du virtuel. Il y a suffisamment à faire dans la vie de tous les jours !

Quelle est la chose la plus importante dans la vie, dans notre vie ? Pour moi, c'est de vivre ma vie et pas celle d'un autre. C'est de devenir plus authentique tout en me préservant. Et je sais que je vais perdre des amis dans la vie virtuelle et dans la vie réelle.

Ma vie a un prix, comme celle de chacun. Et je désire plus d'authenticité chez moi et chez les autres que je côtoie.