Est-il possible d'écrire le rire ? Et si oui, quelle couleur lui donner ?

Les deux questions me sont venues à l'esprit suite à la lecture d'une revue : La Faute à Rousseau - n°21 (la FAR pour les intimes - Association Pour l'Autobiographie). Ce numéro date de juin 1999 et porte un titre qui interpelle: "Rire de soi, Rire des autres".

Je remarque dans mes lectures que les auteurs décriivent le rire avec des verbes ("ironiser", "rire", etc.) et/ou des onomatopées (ha,ha!). Lorsqu'on crée un personnage de fiction, celui-ci doit coller au plus près de la réalité des hommes pour susciter l'empathie ou d'autres sentiments et émotions. Dès lors, je me pose une troisième question: "Comment écrire le rire autrement?" Rire c'est prendre à témoin, c'est mettre dans son camp. Pour écrire le rire, il faudrait aller au-delà de certains mots c'est-à-dire oser écrire des comportements qui suggèrent le rire chez le personnage. Montrer au lieu de dire.

Source: Flickr

Le rire revêt différentes formes, des couleurs aussi diverses les unes des autres. Il y a le rire de tendresse (la gaité, l'humour, la taquinerie); le rire de violence (la moquerie, la satire); et le rire de détresse (l'humour noir, l'ironie métaphysique). Je vous renvoie au numéro de la FAR cité plus haut.

Comment écrire le rire, le rendre vivant ? Avez-vous des suggestions à proposer ?

A très bientôt !

Claire Roig