Suite et fin de l'interview...

Quand et où écris-tu principalement ? Et en dernier recours ?

J'écris lors de week-ends en atelier d'écriture avec des écrivains, c'est ainsi que j'ai commencé. une plongée dans l'écriture pendant 10 heures environ pour écrire, partager, écouter, pour créer l'envie. Là, c'est l'aventure parce qu'on ne sait jamais exactement sur quel thème il faudra écrire ou si l'écrivain va nous imposer des contraintes techniques... C'est un exercice très intéressant. De plus dans une très bonne ambiance, c'est important. ça motive aussi parce que j'ai quand même une légère tendance à la procrastination. Mes livres ne sont pas écrits en atelier d'écriture; néanmoins, l'histoire de Kevin, c'est un thème qui m'a été proposé par un écrivain, et sans son soutien, je n'aurais jamais pu écrire une telle histoire. 

En réalité, j'ai eu besoin de ces ateliers comme élément déclencheur. A part ça, j'écris n'importe où, n'importe quand, sur un ordinateur, sur un bout de papier qui traîne, sur un carnet que j'ai dans mon sac, dans le train, au restaurant, dans les bus, sur un banc public...

Sur quoi se portent tes envies d'écriture ? Quels sont tes genres de prédilection ?

J'ai un "vieux" polar qui traîne et que je dois terminer. Pour la prochaine cuvée du Beaujolais nouveau, j'espère. Non! Il faut que je le termine.

Par ailleurs, je suis en train de faire une compilation de textes de prose poétique, poèmes qui va sortir d'ici peu.

Sinon oui, j'ai un projet pour le bouquin suivant (à part le polar) mais je préfère ne pas en parler pour l'instant. L'idée est là, ça demandera un peu de logistique, je suis en train de la mettre en place.

Je n'écrirais que ce que je fais depuis que j'écris, essayer d'écrire le monde que nous vivons, ce qui est. Poser des questions, notamment sur la nature humaine, et regarder, observer, écouter...

Qui es-tu quand tu écris, et comment te sens-tu après ?

Euh, je suis moi, que j'écrive ou non. Je me sens bien. Quand j'ai terminé, je reprends, j'essaie de fignoler, d'épurer. Comme quand on travaille la terre, on rajoute, on enlève, trop. Alors on rajoute, on enlève, on épure, pour trouver la courbe parfaite, le mot qui convient. 

C'est un vrai plaisir.

Merci à toi Claire.

Merci Catherine pour ce moment de partage.

Un de tes livres : Kevin Martin, un homme sans histoire.

La version numérique : http://www.amazon.fr/dp/B00EJXJ2Q2/

La version papier : http://ecrivayon.org/