Un personnage fascinant, comme beaucoup de mythes, est cet aigle monstrueux capable de se consumer et de renaître de ses cendres : le Phénix !

Pourquoi ce mythe est-il intéressant et nous parle aujourd'hui ?

Nous avons une seule vie avec le sentiment d'avoir vécu (et de vivre) mille vies, soit sentimentales, soit professionnelles, soit sédentaires, soit nomades. Nous sommes quelqu'un qui roule sa bosse chaque jour qui nous est donné. Nous ne maîtrisons pas les événements qui peuvent surgir. Cependant, nous trouvons des solutions pour nous en sortir. "L'instinct!" diront quelques uns. "A chaque problème, une solution!" diront quelques autres.

La vie se résume-t-elle à une équation mathématique ?

La vie est mouvement. Elles est action et changement perpétuel. Nous devons prendre suffisamment de recul pour voir se dessiner notre propre trajectoire et ce que celle-ci a d'unique. Malgré le tragique dans certaines vies, il y a le mouvement qui prend forme, l'intériorité qui se déploie vers l'extérieur de soi. Je me souviens d'un tableau de Klimt "La Tragédie" où une femme tient dans sa main un masque. Le vrai visage de cette femme n'exprime rien, excepté la froideur, la monstruosité. ça, c'est tragique... et innommable. Le vivant est mouvement, souvenirs, émotions aussi. L'important est d'en trouver le juste équilibre. Il n'y a pas de vies ratées. Il n'y a que des vies qui se cherchent, qui ne savent pas la richesse à l'intérieur d'elles-mêmes. D'où la nécessité d'une certaine prise de distance. Et il faut des jours, des mois, des années parfois, pour nous en rendre compte et entretenir le feu à l'intérieur de nous. En chacun sommeille un phénix.

Texte publié le 1er octobre 2011 sur le blog Et si je disais (plateforme : Haut et fort) et modifié le 20 décembre 2013.

Claire Roig