Le monologue intérieur est généralement écrit à la première personne du singulier. Cependant, Georges Perec, dans Un homme qui dort, fait parler son personnage en utilisant la deuxième personne du singulier.

Dans la présentation du livre d'Edouard Dujardin, Les lauriers sont coupés (Flammarion, Paris, 2001), Jean-Pierre Bertrand écrit: "Un personnage-pivot, une durée extrêmement courte, surtout, pas d'action, mais une situation qui évolue à peine dans l'espace-temps et qui fait ressortir un lourd sentiment de durée, voilà les ingrédients de ce romanesque nouveau." (page 18)

Ce procédé narratif demande aux lecteurs d'entrer (ou pas) dans la conscience du personnage-pivot. Est-il besoin de rappeler que le personnage principal est également le narrateur. Cependant le narrateur n'est pas forcément l'auteur. Pour écrire son livre, l'auteur peut se servir de quelques éléments du réel pour en faire de la fiction.

La suite prochainement.

Claire