Il y a une méconnaissance de ce métier (oui, j'ose dire et écrire "métier") en France. Car chacun pense savoir écrire. Il faudrait s'entendre sur le "savoir écrire". Un animateur ne donne pas des cours comme un professeur de collège ou de lycée. Il est là, avant tout, pour redonner le plaisir d'écrire, la confiance en soi, aux "éclopés" de l'école (quel que soit le niveau scolaire obtenu); pour guider les participants qui le désirent à trouver leur voix, leur style, leur rythme.

Pour animer, trois fondements principaux:

- être un lecteur assidu;

- avoir une pratique régulière de l'acte d'écrire;

- suivre une formation adaptée, spécifique (formation à l'animation d'ateliers d'écriture).

Deux problèmes majeurs: d'une part, la formation est onéreuse, même s'il y a la possibilité de régler en plusieurs fois selon les organismes de formation; d'autre part, certains animateurs vont jusqu'à brader leurs prix voire jusqu'à proposer la gratuité de leurs services, en faisant du tort à la profession.

Outre les trois fondements cités, l'animateur doit savoir concevoir le programme des activités en fonction des attentes d'un public particulier; savoir concevoir les séances d'animation; guider les participants et proposer des adaptations, des ajustements, etc.

Il s'agit d'un travail sur le long terme (qui demande beaucoup d'énergie) dont les participants, les institutions et autres organismes n'en sont pas toujours conscients. 

Lorsque les ateliers d'écriture ne seront plus considérés comme un fourre-tout, peut-être que la fonction d'animateur d'ateliers d'écriture sera valorisée et reconnue à sa juste valeur, c'est à dire comme un vrai métier.

Claire