Officiellement, en France, être animateur d'ateliers d'écriture est une fonction. Il n'existe aucune réglementation pour répertorier cette fonction comme un métier. Et pourtant, professionnalisme et éthique sont la pierre angulaire de cette fonction. Bien que c'est à chaque animateur de veiller à ce professionnalisme et à l'éthique de ses ateliers. On ne s'improvise pas animateur, et encore moins animateur d'ateliers d'écriture.

Un premier constat: les organismes, ayant recours à des animateurs d'ateliers d'écriture, préfèrent faire appel soit  à des écrivains reconnus, soit à des animateurs polyvalents ayant reçu une formation généraliste et multiforme.

Un deuxième constat: le réseau. Si l'on n'appartient à aucun réseau, l'animateur d'ateliers d'écriture a très  peu de chance de gagner sa vie. Or, les réseaux d'animateurs d'ateliers d'écriture n'existent pas en France, ou bien s'ils existent, ils sont fermés et réservés à une élite appartenant à une "chapelle". En Belgique, kalame (http://kalame.cmsjoomla.be/) a su créer, fédérer un réseau qui est gage de compétences, de savoir-faire et de savoir-être. Et l'avantage du réseau est de pouvoir échanger sur nos pratiques, se former en continue, et apprendre des uns et des autres. 

En France, une tentative (création d'une association) s'était mis en place en octobre 2011 pour s'autodissoudre un an après.

Alors, quand pourrons-nous, en France, nous regrouper en réseau, sans exclure certains animateurs par des critères non objectifs?

La suite prochainement.

Claire